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UNE JOURNEE SUR LA PLAGE de Marie Borrelli
lundi 14 mai 2007, a 17:28
ANTOINE

Antoine est un bon vivant. Il ne peut pas s’empêcher de faire des blagues. Sa bonne humeur constante lui donne un air plus jeune. Persuadée qu’il avait à peine 60 ans, quelle ne fut pas ma surprise en apprenant qu’il en avait 76 !

 

Antoine a déménagé dans le Sud peu après sa retraite. En 1939, Antoine avait 11 ans. Il habitait Villejuif avec son frère et ses parents, des immigrés italiens et portugais, qui ne parlaient pas un mot de français et ne savaient ni lire, ni écrire.

 

Pour survivre, très vite, Antoine, fort débrouillard, s’est retrouvé, à l’âge de 12 ans, à faire du trafic en tout genre et à l’époque trafiquer voulait dire « marché noir ». Antoine ne se considère pas comme un profiteur, il a fait ça pour survivre, pour manger et comme il me l’explique, tout Villejuif vivait alors du marché noir.

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Présentation
Originaire de Nice, j’ai passé tous mes étés sur la plage, alors les retraités - récemment descendus dans le Sud ou d’origine niçoise - je connais bien !

Je connais leurs manies, je m’en suis souvent moquée étant gamine, faisant exprès de me mettre à « leur place », d’envahir « leur espace ».

On sait qu’untel vient se mettre ici avec sa serviette rouge, qu’un autre et son parasol arriveront à 9h15 à gauche de la barrière et tout contrevenant se fera vertement houspiller.

Evidement, vu de l’extérieur, cela ressemble à un rituel curieux mais lorsqu’on les connaît, on comprend mieux qu’il n’y a ni manie, ni routine mais plutôt un respect mutuel.

Et à force de se voir, de se croiser, d’entendre certains me parler de la seconde guerre mondiale, j’ai eu envie de faire un film sur eux, sur leurs souvenirs.

Et le jour où j’ai dévoilé mon idée de documentaire, ils ont tous accepté à ma plus grande joie !

Leurs témoignages ne sont pas ceux de héros, de résistants ou de déportés, ce sont ceux des gens du peuple. Pendant la guerre, ils étaient enfants, leur vision des événements est donc différente des témoignages d’adultes et en cela, plus forte, plus rare.

En les écoutant parler, je n’avais plus devant moi des retraités, mais des gamins. Leur dynamisme et leur formidable joie de vivre transparaissent dans chacun de leurs mots et je les en remercie car grâce à eux, le film prend une toute autre dimension.

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commentaire(s)
LES PHOTOS Franxerox (26/05/2008 18:01)

Bonjour Superbes ...

UN DOCUMENTAIRE DE MARIE BORRELLI A VOIR ET A REVOIR ! Hélène (16/11/2007 12:26)

Bonjour, nous venon...

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