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UNE JOURNEE SUR LA PLAGE de Marie Borrelli
lundi 14 mai 2007, a 18:31
UN DOCUMENTAIRE DE MARIE BORRELLI A VOIR ET A REVOIR !

Durant la seconde guerre mondiale, ils n'étaient encore que des enfants habitant aux quatre coins de France.

 

Aujourd'hui retraités, c'est sur la plage de Nice où je les ai rencontrés qu'ils nous racontent leur guerre, une guerre au quotidien, une guerre perçue à travers leurs regards d'enfants.

 

 

 

Voir aussi le site :

http://borrellimarie.blog.mongenie.com/

lundi 14 mai 2007, a 17:53
LES PHOTOS

 Photo 1 : Bunker déguisé en bain douche

 

 

 

Photo 2 : Barbelés sur la promenade des Anglais à Nice, empêchant l'accès à la plage

lundi 14 mai 2007, a 17:52
EXTRAIT 1



lundi 14 mai 2007, a 17:50
EXTRAIT 2

 



lundi 14 mai 2007, a 17:36
EXTRAIT 3



lundi 14 mai 2007, a 17:32
LE DVD DU FILM

Vous voulez voir le film ?

Acheter le DVD ?

C'est possible. Merci de m'envoyer un mail.

 

Pour voir le film en entier :

http://www.canal-maritima.fr/v2_video.php3?id_article=848

lundi 14 mai 2007, a 17:31
LES PERSONNAGES

 

lundi 14 mai 2007, a 17:30
MADELEINE

 Madeleine a 80 ans. Chaque jour, elle arrive en vélo avec son mari Guy et ensemble, ils nagent jusqu'à la dernière bouée.

 

Madeleine est née à Paris. Elle y a vécu la guerre et ce n’est qu’il y a 20 ans, qu’avec son mari Guy, ils ont décidé de venir s’établir dans le Sud. Madeleine est d’une famille bourgeoise lettrée et aisée de six enfants et a elle même donné naissance à six enfants.

 

Au début de la guerre, c’était une jeune fille insouciante de 14 ans qui swinguait sur Johnny Hesse et était plutôt fleur bleue. L’arrestation en 1942 de son frère aîné qui faisait parti du réseau Alliance avec la nièce du général De Gaulle va la plonger dans une toute autre ambiance et lui faire prendre conscience brutalement des réalités de son époque.

lundi 14 mai 2007, a 17:30
GUY

Guy est né à Quimper en 1926. Toute sa vie sera liée à la mer puisqu’il fera carrière dans la marine et choisira pour sa retraite de venir s’installer à Nice, dans un appartement avec vue sur le port. Chaque jour, été comme hiver, il prend son vélo et se rend sur la plage du Negresco à 45 minutes de chez lui. Il s’y rend avec sa femme Madeleine.

 

Comme il a du mal à marcher, il s’aide d’une canne pour avancer sur les galets, ses problèmes de cartilages aux genoux le font terriblement souffrir. Dans l’eau, la douleur s’estompe. Guy et sa femme nagent en couple pendant près d’une heure.

 

Quand la guerre débute, Guy a 13 ans. A ce moment-là, il vit à Paris. Il fréquente le lycée Voltaire où la plupart de ses camarades sont juifs. Pour défier le port de l’étoile jaune, ils décident de défiler boulevard Voltaire bras dessus, bras dessous, un « aryen », un Juif. Ce sera peine perdue, il ne sait pas ce que sont devenus ses camarades.

 

En 1945, il avait 18 ans, et se retrouve avec une arme en main : il a été embarqué comme d’autres jeunes dans les combats de la Libération. Il est pris entre deux tirs et, est obligé de répliquer, de tuer pour survivre. Et lorsqu’on lui demandera de tondre les femmes ayant couché avec des Allemands, il refusera de faire.

lundi 14 mai 2007, a 17:29
ALEX

Alexis, 77 ans, a deux activités favorites : la baignade et la lecture. Il avait 11 ans au début de la guerre. Il vivait avec ses parents dans un petit bourg de moins de 3 000 habitants.

 

Son premier souvenir de guerre, c’est la cohabitation. Alors que son père avait fait 14/18, que son frère était prisonnier en Allemagne, ils ont dû accueillir un soldat allemand. Un régiment allemand ayant pris position dans son bourg, toutes les chambres libres furent réquisitionnées.

 

C’est ainsi que sa famille a vécu plusieurs mois avec un lieutenant allemand et a fini par avoir un dialogue avec lui, l’Allemand ayant aidé son frère aîné en lui faisant passer des colis.  Alexis s’étonne encore aujourd’hui de ne pas avoir revu cet Allemand après la guerre.

 

lundi 14 mai 2007, a 17:29
RENE

René est toujours le premier arrivé sur la plage, en même temps que le soleil se lève sur la mer.

 

Malgré ses cheveux tout blancs, René est l’un des plus jeunes du groupe. Né en 1934, il avait 5 ans au début de la guerre. A cette époque, il habitait Paris. Issu d’une famille populaire de quatre enfants, il a connu l’extrême pauvreté. Son père, facteur, était seul pour faire vivre sa famille et en 1942, il a été muté à Nice.

 

Même s’il était petit, René fait une nette différence entre la guerre à Paris et celle à Nice tout simplement parce qu’à Nice, malgré la campagne proche, il « crevait de faim ». Une faim tenace qui aura conditionné toute son enfance. A cette faim s’est ajoutée sa hantise des bombardements. Le sifflement des bombes est toujours présent dans sa tête, ce qui ne l’empêchait pas, quand il jouait enfant à faire la guerre avec ses frères et sœurs, de les imiter.

lundi 14 mai 2007, a 17:29
JO

Jo a 73 ans, se baigne toujours avec un bonnet, parce qu'elle craint les névralgies faciales provoquées par le froid. Quand la guerre a débuté, Josette était à Paris. Elle avait 8 ans. Issue d’une famille nombreuse d’un milieu populaire, elle habitait un logement insalubre dans le quartier du sentier. Elle se souvient qu’à l’école, on lui a demandé de donner son nom et sa place à sa meilleure amie qui était juive.

 

Elle se souvient aussi, qu’après la débâcle, quand elle est arrivée à Villars-sur-Var, village de l’arrière pays Niçois, elle allait voler de la nourriture dans les champs, du raisin, des figues et se faisait courir après par les paysans. Elle voit encore sa tante mettre un drap blanc à la fenêtre qui donnait sur toute la vallée pour prévenir les maquisards de l’arrivée des Allemands. Maquisards qu’elle devait appeler « terroristes » à Paris et « partisans » dans le Sud. Elle se rappelle qu’ils écoutaient Radio Londres, De Gaulle…

lundi 14 mai 2007, a 17:29
FRANCIS

A 72 ans, Francis vient tous les jours sur la plage même s’il a du mal à marcher, boitant, la typhoïde attrapée à l'adolescence l’empêche de se bouger comme il veut. Francis vient du Nord. Il avait quatre ans quand la guerre a commencé. C’est jeune pour avoir des souvenirs et pourtant, son premier souvenir date de cette époque. Il fuyait avec ses parents l’arrivée des Allemands. Sa famille s’est retrouvée prise en plein combat dans un village déserté pris sous le feu des Anglais et des Allemands.

 

Ainsi, Francis a vécu l’exode, les déménagements successifs, allant de ville en ville pour finalement atterrir à Nice, après 1942, en zone libre et y rester. Là, son père, échappé du STO, ne se cachait plus.

 

 

D’une famille de commerçants et second de quatre enfants, Francis a passé une bonne partie de son enfance entre le bar de son père et la rue où il jouait. Dans le bar, il a vu défiler Allemands, miliciens et maquisards. Il se souvient des codes et des rites pour chacun. Il se souvient aussi du jour où des gars sont venus désosser le zinc, emportant le cuivre pour la récolte des métaux non ferreux.

lundi 14 mai 2007, a 17:28
SUZANNE

Suzanne est la doyenne du groupe et pourtant, on ne le dirait pas. A 84 ans, elle ne loupe aucun rendez-vous avec la mer. Bien sûr, elle est prudente, ne se baigne que si l’eau le lui permet, se méfiant des vagues trop hautes qui pourraient la déstabiliser.  

 

Depuis bien des années, Suzanne vit seule. Son fils de soixante ans habite à Béziers. Elle, depuis son arrivée à Nice en 1944 n’a pas déménagé. Avant, elle habitait Toulon où, dit-elle, il y avait beaucoup de collaborateurs.

 

Et elle ajoute : "A l’époque, on était tous Pétainiste". Elle a d’ailleurs gardé une pipe à l’effigie du Maréchal Pétain et ne se cache pas d’avoir connu des collaborateurs. Les cercueils dans les boites aux lettres et les bombes devant les portes, elle connaît, elle l’a vécu. Elle avait 19 ans, elle ne s’intéressait pas à la politique, n’écoutait pas la radio et de toute façon n’en avait pas, ne lisait pas les journaux, elle était amoureuse, c’est ainsi qu’elle a passé la guerre.

lundi 14 mai 2007, a 17:28
ANTOINE

Antoine est un bon vivant. Il ne peut pas s’empêcher de faire des blagues. Sa bonne humeur constante lui donne un air plus jeune. Persuadée qu’il avait à peine 60 ans, quelle ne fut pas ma surprise en apprenant qu’il en avait 76 !

 

Antoine a déménagé dans le Sud peu après sa retraite. En 1939, Antoine avait 11 ans. Il habitait Villejuif avec son frère et ses parents, des immigrés italiens et portugais, qui ne parlaient pas un mot de français et ne savaient ni lire, ni écrire.

 

Pour survivre, très vite, Antoine, fort débrouillard, s’est retrouvé, à l’âge de 12 ans, à faire du trafic en tout genre et à l’époque trafiquer voulait dire « marché noir ». Antoine ne se considère pas comme un profiteur, il a fait ça pour survivre, pour manger et comme il me l’explique, tout Villejuif vivait alors du marché noir.

lundi 14 mai 2007, a 17:27
YVONNE

Yvonne, 76 ans est intarissable. Avenante et enjouée, elle prend toujours la vie du bon côté. C’est une battante et malgré son opération à l’épaule qui lui immobilise le bras depuis plus de six mois, on ne l’entend pas se plaindre et chaque jour, elle répond présente à la plage. Elle est la première à se baigner. Et si parfois elle râle, c’est pour s’en prendre aux docteurs qui lui interdisent toute activité. Bien que le bras en écharpe, c’est elle qui aide sa belle-sœur Arlette, à entrer dans l’eau en la tenant par la main. Toutes deux sont veuves et loin de leurs enfants.

 

Née en 1929 à Nice, d’une famille comptant déjà trois garçons, Yvonne avait 10 ans à la déclaration de guerre. Ses souvenirs, bien que nombreux, correspondent à ceux d’une fillette qui, compte tenu de l’époque, n’avait pas le droit de sortir seule ni d’aller jouer dans la rue. Ses seules sorties étaient pour l’école et la messe. Elle habitait rue de la Buffa, un quartier populaire ouvrier.

 

Son souvenir le plus marquant est lié à son frère, un résistant. Capturé et mis en camp à 17 ans, elle a passé des mois et des mois après la libération à guetter son retour à la gare. Elle évoque aussi la peur lorsque ses parents ont caché un couple de Juifs tout comme le jour où des juifs traqués ont sauté par la fenêtre. Le sabotage des voies ferrés, la pendaison publique de deux résistants, Torrin et Grassi, les femmes rasées, l’avion fantôme qui mitraillait les façades et terrorisait la ville, les Allemands se rendant à la Libération, sont des sujets qu’elle aborde avec une pointe de tristesse malgré son côté guilleret.

lundi 14 mai 2007, a 17:27
ARLETTE

Arlette a 78 ans. Peu après la déclaration de guerre, son école a été réquisitionnée par les Allemands. Du jour au lendemain, les élèves se sont retrouvés sans classe et Arlette, à 13 ans, s’est mise à travailler. Sa mère, illettrée, l’a élevée seule avec son frère et sa sœur. Chez eux, il n’y avait ni eau courante, ni électricité. Ils vivaient tous dans une seule pièce. La mère faisait des lessives, Arlette a du à faire de même.

 

Chaque jour, Arlette allait jusqu’à la rivière portant un panier de près de 20 kilos sur ses épaules. Chaque jour, elle lavait et voyait passer ceux qui fuyaient. 60 ans après, quand elle raconte ce qu’elle a vécu, Arlette semble revivre l’exode de ces gens à chaque instant.

lundi 14 mai 2007, a 17:26
JACQUELINE

Agée de 74 ans, Jacqueline fait presque tous les jours 45 minutes de marche pour venir jusqu’à la plage. Elle est niçoise et pendant la guerre, elle avait 8 ans.

 

Jacqueline a eu de la chance car la faim, elle n’a pas connu, sa mère travaillant dans une fabrique de pâtes alimentaires. Elle a connu le troc, le marché noir, l’armée italienne, l’abri dans un cimetière pendant les bombardements et le déménagement forcé pour la campagne faisant suite aux risques d’attaques aériennes sur son immeuble.

 

Ainsi, elle s’est retrouvée à Entrevaux, un village à 1H30 en train de Nice. C’est là, qu’elle se souvient avoir vu une femme se faire tondre. Le spectacle était obligatoire, le crieur public ayant averti tout les habitants.

lundi 14 mai 2007, a 17:23
EQUIPE TECHNIQUE

Ecriture et réalisation

Marie Borrelli

http://reviews.imdb.com/name/nm1497208/

http://www.borrelli.fr

www.ratapignata.com

Assistant Réalisation

Séverine Dedieu

Image

Marie Borrelli

Son

Marie Borrelli

Montage image

Barbara Chiarazzo

http://reviews.imdb.com/name/nm1337777/

Montage Son et Mixage

Pascale Hochenedel

http://cinema.mcm.net/filmographie=5894

Narratrice

Carine Aigon

http://mediterranee.france3.fr/emissions/lacuisinedacote/animateurs/1656815-fr.php

Assistant monteur image et infographie

Florent Buffin

Digitalisation

Elodie Varlet

http://elodie.varlet.site.voila.fr

Etalonnage

Guillaume Gravat

Production

Comic Strip Production - Thierry Aflalou

http://reviews.imdb.com/name/nm1188432/

Co production

Canal Maritima – Thierry Del Baldo

http://www.canal-maritima.fr/v2_video.php3?id_article=848

Histoires de vies – Fabienne Dupont

www.histoires-de-vies.com

Equipe production

Carine Aigon

Fabienne Bonaut

Nicole Levigne

Céline Rossignol

 

Archives

Photos copyright collection Ionesco Dauphin

Ina / Gaumont Pathé archives / Cinémémoire / Cinémathèque de Nice

 

Avec les témoignages de

Guy Auffret

Madeleine Auffret

Alexis Boulanger

René Borrelli

Jo Carlez

Francis Carlez

Suzanne Dumont

Antoine Feschas

Yvonne Guigonis Loncle

Arlette Loncle

Jacqueline Masini

 

Grand merci à Manuel-William Fouin pour sa patience et ses conseils web

Merci aussi à Sabrina Roubache pour sa bonne humeur et son thé à la menthe

Super merci à Nicolas Jazat pour son soutien depuis toujours !

Sans oublier Catherine Derenne  toujours disponible

Et Anne Carlez pour ses corrections

lundi 14 mai 2007, a 17:16
FICHE TECHNIQUE

Genre :

Documentaire

Durée :

52 minutes

Format :

4/3 – couleur et noir et blanc

Son :

Stéréo

Langue originale :

Français

Sous-titres :

aucun

Format de tournage :

DV cam

Format de projection :

Beta numérique ou DV cam

 

Lieux de tournage :

Nice, Alpes Maritimes

Durée du tournage :

1 mois

 

autre site :

www.ratapignata.com

 

Présentation
Originaire de Nice, j’ai passé tous mes étés sur la plage, alors les retraités - récemment descendus dans le Sud ou d’origine niçoise - je connais bien !

Je connais leurs manies, je m’en suis souvent moquée étant gamine, faisant exprès de me mettre à « leur place », d’envahir « leur espace ».

On sait qu’untel vient se mettre ici avec sa serviette rouge, qu’un autre et son parasol arriveront à 9h15 à gauche de la barrière et tout contrevenant se fera vertement houspiller.

Evidement, vu de l’extérieur, cela ressemble à un rituel curieux mais lorsqu’on les connaît, on comprend mieux qu’il n’y a ni manie, ni routine mais plutôt un respect mutuel.

Et à force de se voir, de se croiser, d’entendre certains me parler de la seconde guerre mondiale, j’ai eu envie de faire un film sur eux, sur leurs souvenirs.

Et le jour où j’ai dévoilé mon idée de documentaire, ils ont tous accepté à ma plus grande joie !

Leurs témoignages ne sont pas ceux de héros, de résistants ou de déportés, ce sont ceux des gens du peuple. Pendant la guerre, ils étaient enfants, leur vision des événements est donc différente des témoignages d’adultes et en cela, plus forte, plus rare.

En les écoutant parler, je n’avais plus devant moi des retraités, mais des gamins. Leur dynamisme et leur formidable joie de vivre transparaissent dans chacun de leurs mots et je les en remercie car grâce à eux, le film prend une toute autre dimension.

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commentaire(s)
LES PHOTOS Franxerox (26/05/2008 18:01)

Bonjour Superbes ...

UN DOCUMENTAIRE DE MARIE BORRELLI A VOIR ET A REVOIR ! Hélène (16/11/2007 12:26)

Bonjour, nous venon...

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